Le projet d'adduction d'eau de Manjuwa - Avril 2021

Avril 2021

L’EAU COULE À MANJUWA, un rêve est devenu réalité!

En 2019, Bikas a été sollicité pour aider à un projet d’eau pour les villages de Mahure dans le district de Kavre.
Après le tremblement de terre de 2015, les villages ont manqué d’eau et les gens ont été forcés de descendre loin pour obtenir leur eau quotidienne. Les femmes et les enfants étaient principalement occupés par cette tâche ardue pendant de nombreuses heures par jour.

Moins d’un an et demi plus tard, nous pouvons annoncer fièrement que ce projet a été mené à bien. Un rêve est devenu réalité!
Plus de 1 000 personnes, quelque 209 ménages, ont désormais leur propre robinet à leur domicile. L’école, le monastère, le temple et le poste de secours sont également alimentés en eau. L’eau vitale coule désormais vers les 214 raccordements d’eau.


Les villageois ont fait un énorme effort pour mener à bien ce projet le plus rapidement possible. Même la crise corona n’a pas pu freiner leur enthousiasme. Le seul objectif des villageois était d’avoir de l’eau courante le plus rapidement possible. Le travail s’est fait à un rythme étonnamment rapide. Nous avons suivi de près les progrès sur la base des nombreuses photos que nous avons reçues à intervalles réguliers. Nous avons été très surpris que, malgré les possibilités limitées et le peu d’outils professionnels, ils aient livré un travail aussi professionnel.

Ils ont comblé une différence de hauteur de 300 mètres pour pomper l’eau de source de la vallée. Ils ont installé une ligne électrique à laquelle la pompe est connectée. Plusieurs kilomètres de conduites d’eau distribuent l’eau et chaque maison dispose d’un robinet. Il y a aussi un compteur placé à chaque robinet pour que la consommation mensuelle puisse être lue. Sur la base de la lecture du compteur, on calcule le montant de la (petite) contribution que les gens doivent payer. Les gros consommateurs doivent payer un supplément.


Bikas considère qu’il est important qu’un projet soit soutenu par la communauté locale. Nos projets sont toujours de durée limitée et une fois terminés, nous transférons la gestion et la responsabilité à la communauté locale. Comme convenu contractuellement, le dernier versement est effectué une fois que toutes les conditions ont été remplies.
Désormais, la communauté villageoise de Mahure se chargera elle-même de son projet. Ils doivent eux-mêmes être responsables de la maintenance et du suivi ultérieurs.

Avec les cotisations mensuelles qu’ils perçoivent, on peut payer tous les travaux d’entretien, y compris le salaire d’un superviseur.
Jitlal Shrestsha a reçu une formation et est en charge de l’inspection et de l’entretien quotidien des tuyaux, des réservoirs d’eau et de la pompe. Il doit résoudre tous les problèmes et les signaler au comité de l’eau.
Des réunions ont lieu régulièrement afin que tout puisse être correctement suivi et que des mesures puissent être prises si nécessaire. La communauté locale a fourni 25 pour cent des coûts de ce projet, y compris la main-d’oeuvre gratuite. Bikas a payé 75% du coût total, soit environ 112 600 euros.


Au sein de Bikas, c’est à la fois le groupe de membres du conseil d’administration de Khandbari, José Smulders, et le groupe de Haku, notre présidente Betty Moureaux, qui ont soutenu ce projet. Ensemble, ils ont mis tout leur poids derrière ce projet pour que l’eau vitale puisse à nouveau couler à Mahure.
Mais c’est grâce aux nombreux sponsors, qui ont apporté leur contribution, que nous avons récolté cet argent. Sans votre aide, nous n’aurions jamais pu réaliser ce beau et très nécessaire projet.

Notre gratitude est donc très grande envers tous ceux qui ont aidé.

Encore plus grande est la gratitude des villageois de Mahure qui sont très satisfaits de l’eau qui coule de leur robinet tous les jours. Un rêve de plusieurs années est enfin devenu réalité!

À chaque sponsor, nous disons «dhanyabad, merci» pour votre soutien! Chaque goutte compte!
Nous remercions également les communes de Oud- Turnhout, Wijnegem, Lille, Mol et Zonhoven ainsi que la province d’Anvers et la société d’eau potable Pidpa pour leur contribution.

Nous espérons visiter ce beau projet cet automne.
Nous tenons à remercier les villageois qui travaillent dur pour leur formidable engagement et leur coopération harmonieuse. Nous aimerions beaucoup lever un verre d’eau sur la santé de chacun. Acclamations!

Betty Moureaux, présidente et José Smulders, membre du conseil d’administration de l’asbl Bikas



Janvier 2021

De l'eau courante à Manjuwa: Un rêve qui se réalise

Suite au tremblement de terre de 2015, la source qui approvisionnait en eau plus de 200 maisons des villages de Mahure, dans le district de Kavre s’est tarie. La belle arrivée d’eau taillée dans la pierre qui par le passé fournissait de l’eau potable à tout le village ne donna plus une seule goutte.
Des années durant, les habitants on été obligés de descendre loin dans la vallée pour y puiser l’eau nécessaire pour leurs besoins quotidiens. Ils y consacraient des heures, tous les jours. C’était un travail qui incombait surtout aux femmes mais aussi aux enfants qui avant et après les cours devaient porter plusieurs litres d’eau sur le dos.

Peu de temps après le tremblement de terre, on avait déjà essayé de mettre en place le projet d’adduction d’eau. Les villageois s’y étaient attachés avec enthousiasme mais très vite ils durent se rendre à l’évidence. Le projet était irréalisable et surtout impayable. Les travaux étaient plus importants que prévu et le manque de financement les obligeait à suspendre le projet.

Le manque d’eau se fit aussi sentir sur les champs. Travailler la terre devenait difficile et les récoltes étaient maigres. L’hygiène dans les villages aussi laissait à désirer. Ce furent des années pénibles pour les villageois, certains même partaient pour essayer de survivre ailleurs.

En automne 2019, notre présidente Betty Moureaux a visité les villages et devait constater qu’après quatre longues années le problème était toujours aussi grand. Les habitants avaient toujours les mêmes difficultés d’approvisionnement en eau.

On espérait trouver enfin un partenaire fiable, un qui n’arrivait pas avec de vaines promesses comme par le passé. Les gens imploraient de l’aide. Ils étaient prêts à collaborer même sans être rémunérés. Si nous nous y mettons tous, disaient-ils, nous réussirons.
Bikas était conscient de la détresse de ces gens et décida de soutenir le projet. Les villageois étaient pleins d’espérance et très motivés pour réaliser ce projet d’adduction d’eau. L’espoir était revenu, on pouvait de nouveau rêver et on s’est mis au travail, tous ensemble.


Grâce à ce projet, plus de 1 000 personnes, soit quelque 209 ménages allaient recevoir une arrivée d’eau dans leur maison. L’école, le monastère, le temple et le poste de secours aussi allaient bénéficier d’une arrivée d’eau. Au total 214 raccordements.

Début 2020 on a établi un MoU, un Memory of Understanding. Il s’agit d’un contrat qui détaille ce que l’on attend des parties concernés. On y précise aussi à quel moment les paiements devront se faire.
Bikas allait prendre 75% en charge et la communauté locale 25%, entre autres par des prestations non rémunérées. Bikas insiste pour que la communauté locale participe activement au projet. La population se sent davantage concernée et continuera à prendre soin de son projet, aujourd’hui mais aussi demain. Rien que du positif pour la durée du projet.

Une partie des travaux déjà effectués n’était pas perdue. Cela représentait une réduction appréciable des coûts. C’est ainsi que les bassins collecteurs, déjà construits, étaient encore utilisables. La maisonnette prévue pour y installer les pompes était en partie récupérable. Il suffirait de la renforcer pour la rendre résistante aux séismes. Les grands trous déjà creusés convenaient aux citernes d’eau.
Un soulagement car creuser dans ces terres rocheuses est un travail titanesque. On y avait travaillé d’arrache-pied pendant de longues semaines. L’exécution du projet était à peine entamée que la pandémie du corona s’abattait sur le monde. Un confinement frappait durement la vie au Népal.
Nous craignions que le projet stagnerait, mais nous avions sousestimé la grande persévérance des villageois. Pas de doute, ils voulaient de l’eau et le plus rapidement possible. Beaucoup de villageois qui avaient quitté les villages il y a de longues années, y sont revenus pendant le confinement.
Dans les villes, il fallait rester cloîtré et travailler devenait impossible. Sans travail, pas de rentrées d’argent et donc pas de quoi se nourrir. Cette situation les a fait revenir à Mahure. Dans leur village, ils se sentaient en sécurité. Ils espéraient ainsi échapper à la disette qu’ils subissaient en ville. Ils constituaient une aide inespérée car ils ne demandaient pas mieux que de contribuer au projet du village.


Malgré les restrictions imposées, on est arrivé à amener les matériaux nécessaires sur place en un temps relativement rapide. Les grands travaux purent ainsi commencer et tous mettaient la main à la pâte.
Quotidiennement ou presque, la communauté villageoise a posté des photos sur Facebook et nous permettait ainsi en Belgique, de suivre les travaux sur place. C’est comme si nous regardions au-dessus de leur épaule. Le projet avançait et c’était du bon travail.
Des camions faisaient le trajet entre Benepa et Mahure, chargés de ciment et de gravier. Des rouleaux de câbles, des conduites métalliques des barres de fer, des câbles électriques, 15 pylônes, des tuyaux PE, un transformateur, une pompe, de gros tuyaux métalliques, etc… Tout cela partait en direction de Mahure. En quelques mois, un énorme travail fut accompli. Malgré le peu de matériel et de possibilités un vrai travail de professionnels fut fourni.

Prélevée dans les trois rivières de la vallée, l’eau fut récoltée dans des citernes. Une pompe propulsa ensuite l’eau jusqu’aux deux réservoirs. Dès que le point culminant fut atteint, l’eau pouvait redescendre et le raccordement aux habitations pouvait être effectué. Des kilomètres de canalisations ont amené l’eau de 300 m en contrebas jusqu’aux 209 habitations et cinq bâtiments communs.


Entre-temps chaque ménage dispose d’un raccordement et d’un compteur d’eau. Chacun a maçonné sa propre arrivée d’eau et a installé la robinetterie. Les cabines électriques et les bassins ont été protégés par une clôture grillagée et des barbelés pour décourager les animaux ou d’éventuelles visites non désirées.
On a également célébré deux pujas, des cérémonies de prière, pour que les dieux aussi protègent le projet.

Le grand jour du test arriva enfin !
L’ingénieur, les « water community » (les habitants qui avaient veillé à la bonne organisation et à la coordination), les ouvriers qui avaient effectué les travaux et beaucoup de villageois étaient présents.
Quand les grandes vannes s’ouvrirent, le suspense était total. L’eau remontait sans problème et d’une façon ininterrompue des trois points de captation jusqu’aux citernes et plus haut dans les deux réservoirs.
Tout le monde était soulagé et heureux. Enfin, de l’eau courante !

La fin des travaux approche. Les éléments de filtrage doivent encore être ajoutés dans les réservoirs et ensuite l’eau pourra couler vers les quatre coins du village.
Très rapidement chaque ménage de Mahure verra cette précieuse eau potable couler de son propre robinet dans sa propre maison.
Un très long rêve se réalise enfin ! Leur reconnaissance envers Bikas est dès lors immense.

Un rêve qui se réalise...


On a travaillé sans relâche pour pouvoir réaliser ce projet dans les plus brefs délais et ce n’était possible que grâce à l’énorme travail des gens sur place. Ils y ont cru et leur enthousiasme était sans bornes.
Il va de soi que l’apport financier a été également très important. Sans argent nous ne pouvions rien réaliser. Au sein de Bikas, le groupe de Khandbari, de notre administrateur José Smulders, et le groupe de Haku, de notre présidente Betty Moureaux, ont soutenu ce projet. Ils s’y sont attelés ensemble pour que cette eau vitale puisse à nouveau couler à Mahure.

Il y a eu aussi, bien sûr, les nombreux sponsors qui ont ajouté leur pierre à l’édifice afin d’obtenir les sommes indispensables. Nous avons reçu l’aide des communes de Oud-Turnhout, Wijnegem, Lille, Mol et Zonhoven.
La province d’Anvers et le distributeur d’eau, la firme Pidpa, y ont également contribué.
Sans toute cette aide, nous n’aurions jamais pu réaliser ce beau mais indispensable projet.

La phase finale de ce projet se profile et nous comptons une dernière fois sur vous. Votre aide financière, grande ou petite est acceptée avec gratitude

Nous remercions tous ceux qui aident les habitants de Mahure dans la réalisation de leur long, très long rêve.

Les versements sont toujours acceptés avec gratitude sur le compte BIKAS BE32 2200 7878 0002 avec la mention MANJUWA.

Pour davantage de photos, consultez notre site web : bikas.org/manjuwa et sur Facebook : Manjuwa Drinking Water&Sanitation

Encore une fois un grand “dhanyabad” à vous tous pour votre soutien.
Betty Moureaux, présidente et José Smulders, administrateur de Bikas



Novembre 2020

Comme pour tout le monde, l’année 2020 a été une année à ne pas oublier de sitôt et certainement pas pour les villageois de Mahure dans le district de Kavre.
Malgré la crise du corona et malgré l’absence d’une aide gouvernementale, ils n’ont jamais renoncé. Ils ont continué à travailler d’arrache-pied à leur projet car ils voulaient amener l’eau dans leur village et ce dans les plus brefs délais.

Nous avons suivi de loin l’évolution des travaux avec respect et admiration.
Quasi journellement le responsable du projet publiait des photos et des commentaires sur Facebook. Jamais nous ne nous étions sentis aussi proches d’un projet. C’est comme si nous regardions audessus de leurs épaules et constations que c’était du travail bien fait.

Pour le moment on en est à l’installation électrique, une phase parmi les plus difficiles et des plus coûteuses du projet.
Entre le village et l’abri pour la pompe on a érigé 15 pylônes. Les câbles sont tirés et le transformateur est installé. Il y eut un moment de suspense quand on a raccordé la pompe au réseau. On avait même fait appel à un prêtre pour célébrer une puja, des prières pour que tout se passe au mieux.

Eh bien oui ! La pompe a démarré comme il se doit et les citernes se sont remplies d’eau claire. Le premier test était concluant et les villageois ne cachaient pas leur enthousiasme. Actuellement on procède à la pose des tuyaux PE qui amèneront l’eau aux 205 maisons situées en contrebas où le raccordement sera effectué.

L’ultime phase du projet se profile déjà. Mais il nous reste encore un long chemin à parcourir et il faudra encore pas mal d’argent. C’est là que nous comptons sur nos sympathisants. Pour récolter les sommes nécessaires toute aide, grande ou petite est la bienvenue.

Si vous voulez aider les habitants de Mahure pour que leur rêve devienne une réalité et qu’ils puissent enfin bénéficier d’une eau potable, ô si nécessaire, versez votre don au compte BIKAS BE32 2200 7878 0002 avec la mention MANJUWA.

En 2020 l’avantage fiscal est de 60% au lieu de 45% et ce à partir d’un versement de 40 euros qui vous donne droit à une attestation fiscale.
En pratique, un versement de 40 euros ne vous coûte donc que 16 euros.

Pour davantage de photos, visitez Facebook : Manjuwa Drinking Water&Saniatation
Merci de votre soutien !

Betty Moureaux, présidente et José Smulders, membre du conseil d’administration de l’asbl Bikas



Août 2020

Le 23 mars, quand le confinement entra en vigueur au Népal, les travaux à Mahure venaient de débuter. Nous craignions alors que notre projet ne soit arrêté pendant de longs mois mais la réalité fut tout autre.

Si, dans les grandes villes les gens étaient confinés et que tout était fermé, dans les villages le travail pouvait se poursuivre sans problèmes. Beaucoup de villageois qui avaient fui la vallée de Katmandou au début de la crise du corona, et qui séjournaient maintenant dans leur village, ne demandaient pas mieux que de collaborer au projet. Depuis le tremblement de terre de 2015, ce village ne disposait d’aucun approvisionnement en eau courante.

On était obligé de descendre jusqu’à la rivière et de remonter les cruches remplies de l’eau indispensable. Maintenant que le projet avait enfin réellement démarré, on a voulu aller de l’avant. A notre grand étonnement, les matériaux furent livrés sans de réels problèmes et tous se sont attelés à la tâche sans ménager leurs efforts. Les semaines qui suivaient nous laissèrent muets d’admiration. Quasi tous les jours nous pouvions suivre, via Facebook, l’évolution constante des travaux. Incroyable, ce qui fut réalisé ! Même le début de la saison des pluies à la mijuin n’arrêta pas leur ardeur, les photos parlent d’elles-mêmes.

Malgré le peu de moyens disponibles, les travaux ont avancé à grands pas. Le professionnalisme dont ils ont témoigné force le respect. Beaucoup de petites mains se sont mises aux travaux les plus légers et il est magnifique de voir que tant de villageois collaborent à ce beau et si indispensable projet.

Après la construction des deux réservoirs d’eau, on a commencé le placement des canalisations de pompage. Des deux réservoirs partent les conduites principales auxquelles on branchera les conduites de distribution vers les habitations. Les tuyaux en polyéthylène sont raccordés au niveau. Tous les travaux de terrassement se font manuellement car les pentes sont trop abruptes pour les pelles mécaniques. Souvent il faut déterrer des pierres et des rochers. Il ne s’agit pas d’un travail de tout repos! Grâce à la collaboration de tous ce projet prend enfin son envol. Nous en sommes très fiers.

Au sein de Bikas, la collaboration entre les différents groupes de travail est également fantastique. Vu le coût important, il a fallu réunir les groupes Haku, Khandbari, Wijnegem et le Fonds
de Secours Jo Logghe. Ainsi nous pouvons réaliser ensemble ce projet d’adduction d’eau pour le grand bien des habitants du District de Kavre.

Nous faisons un appel pressant pour soutenir ce projet d’adduction d’eau qui est vital pour la population. Vos dons sont les bienvenus au compte BE32 2200 7878 0002 avec la mention Manjuwa.

Pour d’autres photos, consulter notre site: bikas.be/manjuwa et sur Facebook: Manjuwa Drinking Water&Sanitation.

Betty Moureaux, présidente et José Smulders, membre du conseil d’administration de l’ASBL Bikas.



Photos récentes

Mai 2020

Dès la signature de l’accord entre Bikas et la communauté locale, nous avons pu transférer une première tranche du montant prévu. On est passé immédiatement à l’achat de conduites d’eau et de ciment.
Tout fut transporté par camions de Benepas, le chef-lieu du district de Kavre, au village de Mahure. Mahure, l’endroit du projet, se trouve dans la communauté rurale de Temal. Les marchandises y sont stockées en sécurité chez le responsable du projet.
Les conduites métalliques ont été commandées et se trouvent actuellement déjà à Benepa, en attendant leur transport au village.
C’est alors

Fourniture d’ équipement


C’est alors qu’advint le lockdown, qui bouscula les plans et ici aussi tout s’arrêta …
Pour le moment tout tourne autour du coronavirus. Dans les villages, beaucoup de gens n’ont aucune idée de ce qui se passe et croient les nombreuses fausses informations qui y circulent. Nous ne pouvons que demander avec insistance qu’on donne les informations correctes concernant le coronavirus et les mesures de protection à prendre. Ici l’hygiène et le lavage des mains sont primordiaux.

On espère que le coronavirus n’arrivera pas jusqu’aux villages. Pourvu que le « whishful thinking » suffise. Jusqu’à présent personne n’a été contaminé mais l’incertitude est palpable. Ici une flambée soudaine aurait des conséquences catastrophiques.
Il n’y a pas de soins médicaux adaptés possibles à des heures à la ronde et on ne peut compter que sur soi-même. Les gens vivent très près les uns des autres et le virus se propagerait comme une traînée de poudre.
Beaucoup de gens sont retournés dans leurs villages. Ils s’étaient établis dans la vallée de Kathmandu ou ailleurs et rejoignent maintenant leurs maisons.

Dans les villages, on espère échapper à la pénurie d’aliments qui menace les villes. A Mahure aussi les champs sont exploités et il y a encore de la nourriture en suffisance. Comme par le passé, le riz est amené de Kathmandu ou de Banepa, situé à deux heures de voiture de la capitale.
Nous venons d’apprendre que les livraisons de riz vont reprendre rapidement. S‘il y a suffisamment de place dans les camions, on pourra aussi y ajouter les conduites d’eau à destination de Mahure. Et qui sait, peut-être que les travaux pourront quand même se poursuivre …

Nous espérons que cette période difficile sera vite derrière nous, afin de permettre aux villageois de reprendre une vie normale. Espérons aussi, que cette crise ne plonge davantage les gens dans la misère. Depuis le tremblement de terre de 2015, les 209 familles espèrent recevoir à nouveau une eau potable. Pour eux c’est une nouvelle épreuve. Ils devront encore attendre.

Nous suivons évidemment la situation de près et sommes prêts à aider là où les besoins se font sentir.
Si vous voulez aider le projet Manjuwa, votre soutien est le bienvenu. Fournir de l’eau courante à 209 ménages est une opération coûteuse. Quel que soit votre don, grand ou petit, il sera très apprécié.

Le versement peut se faire au compte BIKAS BE32 2200 7878 0002 avec la mention Manjuwa.

Si les conditions que le gouvernement impose dans le cadre du coronavirus le permettent notre petit déjeuner qui était prévu pour le 15 mars sera reporté à une date ultérieure en septembre.
Surveillez votre mail box et le website de BIKAS pour plus de détails.
Le bénéfice de ce petit déjeuner ira intégralement au projet Manjuwa.

José Smulders, administrateur de l’asbl Bikas et Betty Moureaux,
présidente de l’asbl Bikas.