[FR] Balthali Dreams

Notre principal partenaire est l’ONG népalaise CEPP: Centre for Educational Policies and Practices, qui soutient actuellement environ 50 écoles dans le sud du Népal et dans le Dolakha district. Ils s’y consacrent à la formation des enseignants, des parents et essaient d’influencer la politique. Ils veulent améliorer l’éducation dans les éco- les publiques (qui sont gratuites). Parce que nous, nous avons toujours enseigné, l’enseignement est proche de nos cœurs ...


Balthali Dreams est une initiative modeste, distincte de CEPP, venue après le tremblement de terre, grâce à votre soutien. Balthali est un village à la périphérie de Katmandou, un village agréable avec peu de tourisme, des gens très sympathiques, de beaux paysages. Nous y allons chaque année au début de notre séjour, avant de donner des cours pour enseignants avec CEPP, dans des zones rurales reculées où les conditions de vie sont très ‘de base’. A Balthali, nous nous habituons d’une manière douce au Népal, parce que c’est un village tranquille et nous y avons beaucoup d’amis.

Nous connaissons quelques familles d’agriculteurs avec que des filles, souvent adolescentes : Elina, Elisha, Puja, Rayzeena, Salina, Kabita, Bhawana, Pramila, Parvati ... Avant le tremblement de terre, les mères soutenaient leurs familles toutes seules, parce que beaucoup de pères travaillaient au Qatar. Depuis ce temps, certains papas
sont revenus. Juste après le tremblement de terre en avril 2015, Elisha, 15, nous appelait: ‘We are fine. No house, no food, we are fine.’ Elle voulait dire: nous sommes encore en vie. Et puis: ‘Can you help?’ Nous répondions: ‘But how?’ ‘You choose,’ répondit-elle.


Puja, une fille de Balthali


Balthali a été fortement affecté par le tremblement de terre. Les gens que nous connaissons ne peuvent plus vivre dans leurs maisons, ils vivent toujours dans des abris temporaires de plaques métalliques. En décembre 2016, nous avons vécus une semaine avec eux dans les abris. Nous avons compris combien cela est difficile, par le manque d’hygiène, de vie privée, de protection contre les intempéries et surtout par le manque de perspective à cause de l’aide insuffisante fournie par le gouvernement.
L’école dans le quartier Balthali 4 avait reçu un ‘ autocollant rouge’, indiquant qu’elle était devenue dangereuse. Après deux ans, certaines classes sont encore inutilisables. Quelques classes sont à nouveau en cours d’utilisation, mais nous avons pu voir les fissures et cela ne nous a pas rassurés… Il y a maintenant aussi deux classes temporaires. La vie de tous les jours continue à Balthali : les gens vivent dans les abris métalliques, leur bétail dans les maisons fissurées. La famille de Rayzeena a mis en place une ferme de poulets... au premier étage de leur maison, qui était devenu inutile. Les gens replantent le riz et les mandarines poussent aux vergers. Il y règne en général une atmosphère gaie et optimiste.

En mai 2015, nous d’abord, discrètement, organisés des soins d’urgence pour les familles que nous connaissons bien: des bâches, du riz, des serviettes hygiéniques, en utilisant les réseaux que nous avons au Népal. Très vite, nous sommes passés de l’urgence à une coopération plus structurelle, dont nous sommes le plus en faveur. Nous trouvons utile de soutenir les filles, parce qu’elles
ont moins accès à l’éducation, étudient souvent moins longtemps que les garçons, et généralement, ont moins de possibilités que les garçons (comme dans de nombreux pays dans le monde ...)
En collaboration avec l’ONG Solar Cinema Népal, nous avons mis en place une coopération culturelle et éducative. Notre premier objectif était la formation informatique. Nous trouvons cela important car ce village est non loin de la capitale et les gens peuvent utiliser ces compétences, par exemple, pour trouver du travail.

Nous avons pu

  • fournir un ordinateur à huit familles que nous connaissons bien. 5 de ces ordinateurs portables ont été donnés par l’association belge YouBridge. L’objectif est d’encourager les filles, ‘to empower them’, leur permettant d’être des modèles pour leur communauté;
  • fournir un ordinateur portable à l’école de Balthali 4
  • assurer la formation TIC, aussi bien pour les enseignants et pour
    les filles et leurs familles

Nous croyons que nous avons réussi à donner du courage aux filles, une perspective.


Nous veillons également à ne pas seulement soutenir les familles, nous voulons aussi donner des avantages aux autres villageois. Nous voulons prendre garde de ne pas perturber l’équilibre dans le village. Solar Cinema Nepal a lancé un plan de trois ans pour améliorer l’éducation dans Balthali. En plus de la formation informatique, ils ont commencé des cours sur les compétences de vie pour les plus jeunes enfants, en particulier sur l’hygiène et la santé. Ils offrent également une formation pour les enseignants qui ont souvent reçu peu de formation pédagogique.

L’éducation au Népal équivaut généralement à ‘répéter ce que dit l’enseignant,’ et à ‘copier le manuel’. La pensée critique et la créativité sont peu encouragées, mais les intellectuels népalais
sont bien conscients des inconvénients de cette vision. Depuis la Belgique, nous apportons du soutien financier à Solar Cinema Nepal, mais aussi un soutien éducatif en fournissant des informations sur les méthodes existantes, par exemple sur l’aide psychologique aux jeunes traumatisés ou sur la promotion de la lecture pour les jeunes enfants. Nous discutons avec l’équipe autour d’ateliers pour enseignants et nous développons ensemble un kit pédagogique pour les écoles primaires du village, avec des conseils en anglais et en népalais.

En décembre, nous avons visité l’école Balthali 4 et nous avons parlé avec la direction, les enseignants, les élèves et les parents de leurs problèmes et préoccupations, des opportunités et pos-
sibilités pour l’avenir de l’école. Nous avons décidé d’organiser ensemble une classe de musée autour des traditions agricoles dans le village. Les élèves collecteront des outils agricoles traditionnels et apprendront davantage sur l’agriculture et les méthodes de culture de la région. Ils demanderont des informations à leurs familles et aux nombreux agriculteurs dans le village, organiseront l’exposition, prendront des photos des objets, fourniront des textes et ensuite inviteront tout le village. De cette façon, nous espérons que les jeunes seront intéressés par l’agriculture locale, qu’il y aura un lien plus fort entre les générations, que les gens seront fiers de leur culture, et que les parents seront associés plus étroitement à l’école.


La deuxième partie du projet se situe dans le domaine culturel : c’est un projet de film. Solar Cinema Nepal se rend dans les villages avec un équipement de film basé sur l’énergie solaire. Les villageois apprennent à faire leurs propres films sur leurs problèmes et intérêts. Des journées de vision sont utilisées comme méthode pour favoriser la discussion et l’émancipation.
Le projet culturel-éducatif fonctionne dans six villages du Grand Balthali et les écoles associées.
De cette façon, nous essayons de commencer un partneriat avec des agents de développement népalais, à base d’égalité, afin que les gens prennent conscience de leur situation, apprennent à
défendre leurs droits et veillent à l’amélioration de leurs conditions de vie.
Les photos donnent une image de la vie ordinaire à Balthali, l’impact du tremblement de terre, la formation sur l’hygiène à l’école primaire et de la cérémonie solennelle des ordinateurs
portables.

En savoir plus sur Cinéma solaire Népal
https://www.facebook.com/Solar-Cinema-Nepal-1534191800193268/?fref=ts et http://solarcinemanepal.com/

Aimeriez-vous soutenir les initiatives de cepp et de Solar cinema nepal ? Votre contribution est la bienvenue sur
le compte BE32 2200 7878 0002 de l’association BiKAS, avec l’entrée ‘Amis de paul et carine’.
Merci beaucoup !