Les écoles de Haku - Bonnes nouvelles!!!

Mai 2022

Le printemps bat son plein dans le pays et l’avenir sourit aux habitants des villages de Haku.
Nous sommes fiers d’annoncer que l’école de Thulo Haku est prête. Le bâtiment est complètement terminé et les salles de classe sont déjà utilisées.
En raison de la pandémie corona, tout a pris un peu plus de temps que prévu, mais maintenant les élèves, les enseignants et nous sommes très heureux que l’école soit prête.
De loin, on peut voir le grand bâtiment jaune où plus de cent cinquante enfants suivent les cours dans leur propre village.


Avoir un bâtiment scolaire est une chose, mais avoir des enseignants motivés en est une autre.
Nous collaborerons avec le CEPP, le Centre des politiques et pratiques éducatives, pour une période de trois ans. Les employés du CEPP se concentreront sur la motivation des enseignants des quatre villages de Haku et leur donneront également une formation. De plus, ils chercheront à favoriser une plus grande implication entre les communautés scolaires et les parents.
Ce ne sont pas seulement les enseignants et les élèves qui doivent être conscients de l’importance de l’éducation, mais aussi les parents. Ils doivent être impliqués dans l’ensemble du processus afin qu’ils stimulent à leur tour les enfants et les enseignants.


Bishnu et Ram Chandra, deux employés du CEPP, se sont rendus avec enthousiasme à Haku début février. Ils se sont installés à Pangling (Sano Haku), l’un des quatre villages Haku situé au centre. De là, ils peuvent facilement maintenir le contact avec les quatre villages.
Chaque communauté villageoise a été visitée et il y a eu des moments de consultation avec les enseignants, les élèves et les parents. Chaque début est difficile et là aussi nous avons vu que l’intérêt augmentait progressivement. Peu de gens se sont présentés la première fois. La deuxième fois, plus de gens sont arrivés.
La patience et la persévérance sont des vertus.


Bishnu est allé parler aux parents, aux enseignants et aux élèves et a réussi à les convaincre à Thulo Haku de nettoyer leur propre terrain de jeu. Je n’ai jamais vu l’école aussi propre.
Bishnu a également dispensé des formations dans les différentes écoles avec des mallettes pédagogiques que Carine, membre du conseil d’administration de Bikas et son mari Paul avaient réalisées. C’est bien de voir que beaucoup de connaissances pourraient être transmises avec cela et avec des matériaux locaux simples.

Une approche importante et durable consiste à se concentrer sur la conservation de la nature. Les villages de cette région souffrent beaucoup de l’érosion, ce qui entraîne de grands glissements de terrain. L’ignorance et la gestion incontrôlée des forêts sont ici un problème majeur.


Ram Chandra, un homme un peu plus âgé avec une formation agricole, a gagné la confiance de ces communautés agricoles. Il est allé planter des arbres dans les villages avec les villageois. Des potagers ont également été créés.
Les étudiants, mais certainement aussi les adultes, sont très intéressés à acquérir des connaissances. Ils découvrent de nouveaux fruits et légumes. Ils essaient maintenant de cultiver des kiwis et des abricots, des fruits qu’ils ne voyaient auparavant sur le marché que comme des produits exotiques.
Ram Chandra leur apprend à cultiver le plus efficacement possible et à gérer leur environnement de manière naturelle.
Il est grand temps que les gens de cette région fassent quelque chose pour la gestion de la nature. Les pentes des montagnes ont été dévastées et les forêts éclaircies. C’est maintenant au tour de la nature de régénérer ce que les humains ont dévasté pendant toutes ces années.
Donner à un habitant de chaque village la responsabilité partagée du programme d’élevage crée une plus grande implication. Ces personnes, parfois aussi des couples, sont les liens entre les communautés villageoises et la CEPP. Ils font des efforts supplémentaires et encouragent et instruisent les autres. Le processus de croissance vient de l’intérieur, de leur propre communauté et est soutenu par eux.

Ce fut un début difficile mais néanmoins bon qui s’est déroulé plus facilement dans un village que dans un autre.
Nous recevons des photos et une mise à jour chaque semaine. C’est tellement réconfortant de voir ce que ce projet a apporté dans ces villages reculés de Haku en quelques semaines seulement.
On attend la suite avec impatience…

De bonnes nouvelles nous sont également parvenues de Sano Haku (Pangling). Le démarrage des cours de couture a été un grand succès. Bikas avait aidé à payer l’achat d’une machine à coudre et de matériel de couture.
Non seulement les élèves de l’école locale mais aussi les mères du village étaient très enthousiastes. Ils pouvaient désormais apprendre à coudre avec une vraie machine à coudre. Là où ils faisaient auparavant tout à la main ou devaient se rendre à Dhunche pour des réparations majeures, ils peuvent désormais le faire eux-mêmes. Comme un investissement relativement petit donne une si grande satisfaction!

Si vous voulez soutenir les villages de Haku, vous le pouvez. Un don, grand ou petit, est le bienvenu sur le numéro de compte de BIKAS BE32 2200 7878 0002 avec mention HAKU. Merci beaucoup pour votre soutien.

Betty Moureaux
Présidente BIKAS asbl



Février 2022

Quelle bonne nouvelle! Début décembre, la construction du premier étage de l’école a commencé à Thulo Haku.

Ce sont les femmes qui ont fait le travail préparatoire. Elles ont transformé de grosses pierres en petites pierres. Assises ensemble sur le sol en cercle et coupant avec un marteau, pendant des heures, jusqu’à ce qu’un tas de pierres soit prêt pour la construction.

Pendant ce temps, les ânes et les porteurs apportaient toutes sortes de matériaux. Depuis que la route vers Haku Besi - le village bas - a été construite, le transport est nettement plus rapide et moins cher qu’auparavant. En raison de la pandémie corona, les travaux avaient été retardés et, par conséquent, le coût du transport était inférieur. Un avantage bienvenu en période de crise.
Des barres de fer, des briques, du ciment et d’autres matériaux de construction ont été apportés à Thulo Haku.
Ensuite, c’était aux hommes de se lancer dans le travail. Brique après brique, le premier étage est construit et l’école prend progressivement forme.



La construction du deuxième étage à Thulo Haku bat son plein ( Janvier )


Presque quotidiennement, je recevais des photos, et c’est comme si j’étais sur le chantier. J’ai vu que beaucoup de travail pouvait être fait avec des ressources limitées et des forces combinées. Même si tout n’est pas fait aussi professionnellement que chez nous, le résultat en vaut la peine.
Les murs ont été enduits, la construction du toit a été fixée et il est maintenant temps de commencer la finition. Les fenêtres sont posées, le revêtement de sol et l’électricité sont posés. Pendant ce temps, l’école a déjà été peinte en jaune. Cette couleur fait référence à une école communautaire. Lorsque la construction sera terminée, nous pourrons commencer à introduire le mobilier scolaire. Les quatre nouvelles salles de classe pourront être mises en service d’ici quelques semaines.



Avancement de la construction de l'école début février

En attendant, nous prêtons également attention à l’aspect substantiel. Avoir un bâtiment scolaire est une chose. Avoir des enseignants motivés est une toute autre chose.
En collaboration avec le CEPP, le Centre for Educational Policies and Practices, nous proposerons une offre de formation pour les enseignants des écoles des quatre villages Haku au cours des trois prochaines années.
Le CEPP veut également se concentrer sur la conservation de la nature et étudier comment l’érosion, qui provoque des glissements de terrain, peut être contrée. Les nombreuses années d’expérience du CEPP dans les régions éloignées seront utiles ici.
Normalement, deux personnes du CEPP se seraient rendu à Haku début janvier pour démarrer le projet. Plusieurs salariés de la CEPP étant en quarantaine, la date de début a été repoussée à fin janvier.

Nous sommes très curieux de savoir comment les écoles de Haku accueilleront les gens du CEPP et comment se déroulera la coopération.
Nous espérons que ce seront trois années fructueuses qui ne pourront que profiter aux écoliers.
Avec Bikas, nous continuons à nous concentrer sur l’amélioration des écoles dans les quatre villages de Haku, car chaque enfant a droit à une éducation décente.

Betty Moureaux, présidente BIKAS asbl

Si vous souhaitez également soutenir Haku, vous pouvez le faire sur le numéro de compte de BIKAS BE32 2200 7878 0002 avec mention HAKU. Merci beaucoup pour votre soutien.



Novembre 2021

Dans notre magazine précédent, nous avons annoncé que le DLPIU (District Central Level Project Implementation), le gouvernement local, avait finalement donné son feu vert pour commencer la construction du premier étage du bâtiment scolaire de Thulo Haku. Ils veulent aider à financer la construction de l’école et nous ne voulons certainement pas rater cette opportunité. Tout l’argent que nous n’avons pas à investir peut être utilisé pour autre chose.

Le DLPIU a été créé après le grand tremblement de terre de 2015 pour aider à reconstruire les écoles durement touchées. D’ici quelques mois, le DLPIU, qui est de nature temporaire, arrêtera obligatoirement ses travaux comme imposé d’en haut. Comme les gens veulent terminer les projets avant la fermeture de leur organisation, c’est devenu encore plus stressant pour nous.

En raison de la saison des pluies d’une part et des travaux routiers d’autre part, nous avons été pressés par le temps. Le directeur de Thulo Haku, Dawa Norchung, qui coordonne les travaux de construction, a déclaré que la route vers Pangling était presque praticable pour les petits camions. Pangling (= Sano Haku) est situé au pied de la montagne sur le chemin de Thulo Haku. Si nous pouvons nous y rendre, cela fera une énorme différence dans les coûts de transport. Dans tous les cas, ces frais en montagne exigent toujours un gros budget. C’est une différence de plus de 10 000 euros en notre faveur « si » la route est carrossable. Le pont sur la rivière à Haku Besi était déjà terminé, mais la route de liaison ne l’était pas encore.

La nouvelle école à Thulo Haku


Ce fut une négociation difficile avec DLPIU, mais à la fin, ils ont donné à la communauté scolaire quelques mois supplémentaires pour terminer la construction. Il y a quelques semaines, nous avons reçu la bonne nouvelle que la route était déjà praticable pour les cyclomoteurs. Cette semaine, nous avons appris que la route pourrait également être utilisée pour le transport de marchandises. Lorsque le magazine sera imprimé, la voie sera ouverte et les gens seront occupés par la construction.

Le toit de l’école, constitué d’une construction métallique, est réalisé à Trisuli. Une fois la route accessible, les pièces sont transportées jusqu’à Haku. Les ouvriers, souvent des zones basses, reviendront bientôt et le travail commencera alors sous peu.

En raison de la pandémie de corona, tout a été retardé d’un an et demi, mais nous espérons maintenant que les choses avanceront rapidement. L’école de Thulo Haku sera l’une des dernières à bénéficier du soutien financier du DLPIU. Nous attendons avec impatience les travaux pour que l’école ait enfin son premier étage. Les plus de 200 élèves finiront par recevoir une école décente à l’épreuve des tremblements de terre avec suffisamment de salles de classe.

Une fois les travaux de construction avancés, nous pouvons également commander la fabrication de mobilier scolaire. Maintenant aussi, on vérifiera quelle taille de bancs d’école est nécessaire afin que chacun puisse suivre les cours confortablement. En plus des bancs d’école, des tableaux noirs seront également nécessaires et la disposition des classes sera également discutée. Petit à petit, nous continuons à construire une école décente pour Haku.


En attendant, avec le CEPP, le Centre for Educational Policies and Practices, nous examinons comment nous pouvons offrir une formation aux enseignants dans les années à venir. En plus de construire une nouvelle école, il est tout aussi important que les enseignants aient également une connaissance suffisante de l’enseignement Le CEPP souhaite également se concentrer sur la conservation de la nature et étudier comment lutter contre l’érosion qui provoque des glissements de terrain. Le CEPP a des années d’expérience dans la formation dans les régions éloignées. Nous examinons si nous pouvons intégrer cela dans les quatre écoles de Haku. Nous sommes toujours en pleine consultation et espérons obtenir plus de clarté bientôt sur ce qui est ou n’est pas faisable.

Il y a quelques semaines, le directeur Som Bahadur Tamang de Sano Haku (Pangling) nous a demandé de l’aider à mettre en place des cours de couture. On veut donner aux élèves des classes les plus élevées l’opportunité d’apprendre à coudre. Si tout se passe bien, les parents aimeraient aussi participer par la suite. On nous a donné une liste de souhaits et nous avons convenu que la communauté scolaire elle-même paierait 1/3 du coût et Bikas le reste. Juste avant les festivités d’automne, un contrat a été établi et l’argent a été versé. On a hâte de voir comment ça évolue. On achètera des machines à coudre qui ne fonctionnent pas à l’électricité mais à la main et/ou au pied. L’électricité n’est pas toujours disponible dans les zones reculées, il faut donc en tenir compte. Nous sommes curieux de voir les photos de leurs achats et bien sûr aussi des cours de couture. Faire de petites réparations et des vêtements simples, c’est ce dont il s’agit en premier lieu.


Il y a donc toujours quelque chose à faire dans les villages de Haku. Progressivement mais sûrement, les écoles sont optimisées et les jeunes peuvent profiter de leurs nouvelles classes. Les mois d’été ont apporté beaucoup de pluie, mais l’automne laisse espérer des progrès. Nous voulons continuer à travailler avec Bikas pour réaliser des améliorations dans les écoles des quatre villages de Haku, car chaque enfant a droit à l’éducation.

Betty Moureaux, président de BIKAS asbl

Si vous souhaitez soutenir Haku, vous pouvez le faire sur le numéro de compte BIKAS BE32 2200 7878 0002 avec la mention HAKU.

Merci beaucoup pour votre soutien.



Juillet 2021

Au début de cette année, l’école de Thulo Haku nous lançait un appel de détresse.

Les petites sources qui alimentaient les robinets étaient taries. Tout le village en souffrait mais l’école plus particulièrement. Il n’y avait donc plus d’eau potable et les sanitaires en étaient également démunis. On a alors fermé le bloc sanitaire, obligeant les jeunes à faire leurs besoins dans les buissons des alentours. Un encrassement certes, mais aussi un risque d’infections. Pour les filles la situation était très difficile. Elles préféraient ne pas venir à l’école plutôt que de s’exposer en public.

Bikas a décidé d’agir vite pour pallier le plus rapidement possible à cette situation intenable. Nous décidions de collaborer avec la communauté scolaire et le gouvernement scolaire local, le DLPIU. L’alimentation en eau fut vite rétablie. C’est alors qu’arriva la deuxième vague du corona, beaucoup plus violente que la précédente et tout fut arrêté. Fin du mois d’avril, le Népal repassait en confinement. Les écoles fermaient leurs portes, celle de Haku aussi. Le problème du manque d’eau devenait un peu moins urgent.




Quelques semaines plus tard, les villageois décidaient d’entamer le gros des travaux. Ils continuaient à travailler et ce malgré la saison des pluies. Les violentes averses compliquaient les travaux mais les ouvriers réussissaient malgré tout à terminer la construction du réservoir en ciment début juillet.

Avec l’aide de tous, on creusa un énorme puits. Un travail très dur, à cause des pierres et des rochers qui s’y trouvaient. Armés de pelles, de marteaux et de pioches, on cassait les pierres pour pouvoir creuser plus profondément. La terre et les gravillons furent ensuite sortis à la pelle. Ce travail énorme s’est fait à la force du poignet, sans l’aide d’une machine quelconque.




Une conduite amène l’eau d’un petit lac, situé plus haut, vers le réservoir situé à côté de l’école. On y a ajouté un réservoir en PVC, un filtre pour purifier l’eau et installé quelques robinets pour amener l’eau jusqu’aux toilettes. Cette installation permettra de stocker 12 000 litres d’eau. Les travaux ont été clôturés début juillet. Un plombier de Trisuli a fait les vérifications nécessaires et le système fut raccordé. Tous étaient heureux de voir enfin l’eau s’écouler comme espéré. Depuis lors, l’école bénéficie à nouveau d’eau. Au bon moment car on espère que l’école pourra bientôt rouvrir.

Nous nous réjouissons d’avoir pu résoudre ce problème d’adduction d’eau aussi vite. Nous en profitons pour remercier tous ceux qui ont soutenu notre appel. Grâce à l’aide fournie par Bikas et l’approche positive des habitants de Haku, nous avons pu réaliser ce projet d’adduction d’eau dans les meilleurs délais.




Fin avril, nous recevions une bonne surprise. Le CEPP nous annonçait qu’ils partaient le lendemain pour Haku. Bikas et le CEPP collaborent depuis de nombreuses années aux projets « D’une école à l’autre ». Teeka, le responsable, et deux autres collaborateurs du CEPP Hari Thapa et Michael Rai se rendaient donc en visite à Haku. Ils voulaient établir des contacts avec les enseignants des quatre écoles de Haku.
Pour les trois hommes de Kathmandu, une petite expédition. Ils furent d’ailleurs accueillis avec une sacrée averse ! Un agréable rafraîchissement après des semaines d’extrême sécheresse.
Les trois représentants du CEPP étaient étonnés de voir encore autant de personnes en habits traditionnels Tamang, des femmes portant de grandes boucles d’oreilles et de jolis petits chapeaux faits main, typiques pour la communauté tamang.



Ils ont visité les écoles de Thulo Haku, Haku Besi et Pangling. Il restait trop peu de temps pour visiter Nesing qui est situé plus loin. On leur a montré avec fierté la clôture de l’école de Thulo Haku. Et ils purent constater que le placement avait été bien fait. Les buissons et les plantes viendront plus tard. Une autre option consiste à planter des arbres fruitiers. Ils auraient une double fonction, d’une part un écran de verdure et d’autre part, des fruits à profusion.

Teeka confirmait, ce qui l’on savait déjà depuis longtemps, que le sol de toute la région autour de Sanu Haku est très instable et sujet aux glissements de terrain. Depuis le grand tremblement de terre de 2015, la plupart des gens de Sanu Haku sont descendus vers Pangling, y habiter est beaucoup plus sûr. C’est là qu’avec Bikas, nous avons construit une école. Les maisons qui se trouvent encore à Sanu Haku sont situées dans une zone à risques. L’année passée, lors de la saison des pluies, une coulée de boue est passée très près des maisons. Il n’y eut heureusement que peu de dégâts matériels. On a aménagé un chemin dans les environs mais cela risque d’accélérer l’érosion. La probabilité est grande que lors d’une prochaine période de pluies intenses, des maisons soient emportées. Teeka a affirmé qu’une stabilisation de cette région est un problème à régler de toute urgence. Planter des couvre sol pourrait stabiliser la terre. On en a déjà discuté maintes fois mais il n’y a toujours pas de projets concrets.




Pangling se situant dans une position assez centrale par rapport aux trois autres écoles, semblait l’endroit idéal pour que le CEPP y organise la concertation avec les enseignants des quatre écoles. Il s’agissait pour eux d’une première rencontre et il fallait examiner les possibilités pour une collaboration fructueuse. Hari du CEPP dirigeait la vidéo-conférence, suivie d’une discussion. A la fin de la journée, tous étaient conscients que le rôle des parents est primordial dans le fonctionnement d’une école. La formation continue des enseignants qui leur permet d’avoir de nouvelles idées pour leurs cours, faisait également l’unanimité.
Ainsi, nous avons avec le CEPP des tas d’idées à creuser. Dans les mois à venir, nous verrons quels (petits) pas seront possibles et réalisables. En aucun cas, nous ne souhaitons nous imposer mais nous voulons collaborer au développement futur des écoles de Haku. Ce sera un long et lent processus avec la participation des enseignants des quatre écoles de Haku.



La construction du second étage de l’école de Thulo Haku avait été reportée. A la mi-juillet débute la nouvelle année fiscale et le DLPIU, le gouvernement local pour l’éducation annonçait qu’il participerait au financement de la construction. Bikas collaborerait donc avec le DLPIU et la communauté scolaire. Cette bonne nouvelle nous réjouit donc mais nous sommes prudents et attendons que l’on joigne le geste à la parole. Normalement la construction aurait dû commencer l’année passée mais la crise du corona est passée par là.
Nous croisons les doigts pour que les travaux puissent débuter en automne, après la saison des pluies. Nous espérons toujours … mais comme souvent dans ces cas-là…nous nous armerons d’une bonne dose de patience.

Betty Moureaux, présidente de BIKAS asbl

Si vous voulez aider Haku, faites le sur le compte BE32 2200 7878 0002 avec la mention HAKU. Merci de votre soutien.



Avril 2021

D’un manière totalement inattendue, nous avons reçu une demande d’aide urgente de Thulo Haku début avril.
Les robinets qui alimentent le village en eau sont presque secs. Là où normalement de nombreux robinets fournissent l’eau vitale, il n’y a plus qu’un seul robinet d’où l’eau coule. Tout le village vient ici chercher de l’eau pour son usage quotidien.

L’hiver a été exceptionnellement sec et le printemps n’a pas non plus apporté de pluie.
Haku gémit sous le manque d’eau. Outre la grande pénurie d’eau, des incendies de forêt se sont déclarés dans de nombreux endroits du Népal. Heureusement, cela leur a été épargné à Haku, maisailleurs, le ciel devient gris de fumée.

La pénurie d’eau a également des conséquences pour l’école. En plus de la perte d’eau potable, il n’y a plus d’eau pour les toilettes et le bloc sanitaire a été fermé. Les jeunes sont désormais obligés de se soulager derrière les buissons environnants. Cela entraîne une pollution importante et des risques d’infections. C’est un problème encore plus grave pour les filles. Elles évitent d’aller aux toilettes en public et sont sur le point d’abandonner l’école.
Le directeur de l’école, Dawa Norchung, a lancé un plan d’aide d’urgence. On espère pouvoir construire dès que possible une conduite d’eau qui amènera l’eau au village depuis une rivière à près de deux kilomètres et de 600 mètres plus haut.

Ils veulent placer un réservoir d’eau et quelques robinets à l’école. De l’eau sera également fournie pour les toilettes. On espère avoir à nouveau de l’eau à l’école dès que possible.
Bikas a immédiatement répondu à la question d’urgence. Nous consultons l’école et le DLPIU, le gouvernement local de l’éducation, qui souhaite apporter son aide. Plus tôt le travail commence, mieux c’est car l’eau est essentielle à la vie. Les élèves des écoles des quatre villages Haku ont passé leurs examens finaux. En raison des mesures corona, l’année scolaire a duré deux semaines de plus, mais après cela, les étudiants ont pu profiter de vacances bien méritées. Pour de nombreux jeunes, l’année scolaire précédente a été une période difficile avec une école parfois ouverte et parfois avec des tentatives de scolarisation à domicile. Certains ont fréquenté l’école par radio pendant un certain temps, ce qui n’a absolument pas réussi. L’école à la télévision était encore moins évidente parce que la plupart des jeunes n’ont tout simplement pas la télévision. Dans les grandes villes, les cours étaient dispensés en ligne via des smartphones ou des ordinateurs. Cela n’a pas du tout été le cas à Haku.
Mais c’était surtout l’incertitude qui déséquilibrait les enfants. Comme ils sont heureux de pouvoir conclure cette année scolaire hors du commun. Ils espèrent ardemment qu’il y aura à nouveau une année scolaire normale. La nouvelle année 2078 a commencé le 14 avril et la nouvelle année scolaire a commencé quelques jours après.


En attendant, Thulo Haku met la touche finale à une clôture autour du terrain de l’école. Les matériaux ont été transportés en haut avec toute la force disponible. Des poteaux en acier, des bobines de fil et deux portes nécessaires pour fabriquer la clôture métallique. En plus d’une porte d’entrée principale, il y a une deuxième porte qui peut servir de sortie de secours. Nous souhaitons également placer une clôture naturelle et verte à côté de la clôture métallique: arbustes à fleurs ou à fruits.
Normalement, Teeka Bhattarai, la personne en charge du CEPP (Centre for Educational Policies and Practices), aurait déjà dû se rendre à Haku en mars pour donner des conseils à ce sujet, entre autres. Cependant, en raison de circonstances imprévues, ce rendez-vous a été déplacé à une date ultérieure. Bikas collabore avec le CEPP depuis des années sur les projets «D’une école à l’autre».

Nous cherchons maintenant à savoir si une collaboration entre le CEPP et les écoles de Haku est possible. L’année dernière, les enseignants des quatre écoles de Haku ont demandé à suivre les cours de formation. De cette façon, ils pourraient
avoir de nouvelles idées pour l’enseignement. Malheureusement, la crise corona a contrecarré nos plans et tout a été mis «en attente». Maintenant, un an plus tard, nous espérons pouvoir démarrer ces formations.


Les écoles de Haku aimeraient placer des équipements de jeux sur les cours d’école. Ici aussi, le CEPP donnera des conseils pour choisir des appareils fabriqués à partir de matériaux naturels.
Ils en ont l’expérience dans d’autres écoles, ce qui pourrait bien convenir à Haku.

Du matériel pédagogique est nécessaire pour les plus petits de la maternelle. Ici aussi, nous examinerons ce qui est nécessaire et ce qui est le plus approprié.

Vous voyez que nous avons encore beaucoup de projets. Cependant, nous devons encore attendre pour pouvoir commencer l’un de nos grands projets, un deuxième étage pour l’école de Thulo Haku. Comme nous le craignions, la dissolution du gouvernement national népalais en décembre a fait qu’aucune décision n’est actuellement prise.
Le gouvernement ne débloquera pas d’argent pour la construction avant le début de la prochaine année fiscale qui commence à la mi-juillet. Même si nous aurions aimé commencer la construction avant le début de la saison des pluies, nous devrons attendre. Notre patience est à nouveau mise à l’épreuve. Mais un retard n’est pas une annulation, nous l’avons entendu à maintes reprises et nous y croyons encore.

Nous avons de nombreux projets dans les villages Haku! Pour certains projets, nous avons dû appuyer sur le bouton pause, mais nous voulons agir très rapidement pour le problème de l’eau. Chaque goutte compte et chaque support est le bienvenu.

Si vous souhaitez soutenir Haku, vous pouvez le faire sur le numéro de compte BIKAS BE32 2200 7878 0002 avec la mention HAKU. Merci d’avance pour votre aide.

Betty Moureaux
Président de l’asbl Bikas



Janvier 2021

L’année 2020 s’est terminée en beauté pour les enfants de Haku Besi.
Les 35 bancs scolaires fabriqués à Katmandou ont été livrés à l’école.
Le menuisier a fait du très bon travail. Les bancs ne sont pas seulement beaux mais aussi très solides. Leur structure est métallique et les pupitres et les sièges sont en bois massif. Les bancs ont été fabriqués en quatre dimensions et donc adaptés à la taille des élèves. Karbo Tamang, le chef d’école, était dès lors très heureux et fier de pouvoir les installer à l’école.
Comme la nouvelle école n’est pas encore complètement terminée, la moitié des bancs a été placée dans l’ancienne école, l’autre moitié dans la nouvelle. Cela a comme conséquence que pour le moment certains grands élèves doivent encore se contenter de bancs plus petits.
Il n’y a pas que les enseignants et les écoliers de Haku Besi qui sont contents du nouveau mobilier, nous aussi en sommes fiers.
Finalement ce n’est que le résultat qui compte. Et cela vaut le détour !


A Thulo Haku, situé plus haut, on attend l’accord du gouvernement local pour pouvoir construire le deuxième étage de l’école.
Les plans sont prêts et Bikas dispose déjà d’un MoU (Memory of Understanding), un contrat, qui permet de débuter les travaux, dès que l’autorisation sera accordée.
Comme il y a des élections à l’horizon, il n’est pas impossible qu’il y ait des retards. La communauté scolaire et nous-mêmes espérons pouvoir commencer très vite, en tous cas avant que la saison des pluies n’arrive. La patience de chacun est mise à rude épreuve.

En attendant, la communauté scolaire demande de prévoir une clôture tout autour du site. Ils sont tellement fiers de leur nouvelle école, des nouveaux ordinateurs et du nouveau mobilier. Ils voudraient protéger tous ces objets de valeur contre le vandalisme et éventuellement aussi contre les animaux. Ils voudraient, comme nous d’ailleurs, se protéger des intrus.
Deux portails compléteront la clôture métallique. Il y aura un portail à l’entrée principale et un deuxième pour les situations d’urgence. Si nécessaire, les deux portails pourront être ouverts simultanément, afin de permettre une évacuation rapide et efficace.
Nous aimerions qu’en plus de la clôture métallique, il y ait aussi une enceinte verte. On peut y planter des arbustes et cela formera dans le futur une enceinte naturelle avec des fleurs et des fruits.
On devra bien sûr faire preuve de patience, avant que tout soit arrivé à maturité. Planter et entretenir seront deux défis que les enseignants et élèves devront relever ensemble.


Quand nous aurons réalisé tout cela, nous aimerions les aider pour équiper le terrain de jeu. Nous voudrions le faire d’une manière responsable en privilégiant le bois ou d’autres matériaux naturels, présents dans la région.
Ceci aussi se fera en collaboration avec les enseignants, les élèves et les parents. Nous demanderons également l’avis de la CEPP qui collabore au Projet Bikas « D’une école à l’autre ».
Teeka, de la CEPP, va se rendre à Haku ce mois-ci encore pour se concerter avec les enseignants. Il a une longue expérience dans l’enseignement et aidera volontiers à la réalisation du projet de l’enceinte. Ensuite, on aimerait organiser des sessions de formation pour les enseignants des quatre écoles des villages de Haku.
La pandémie du corona a fait que l’idée avait été postposée.

Aujourd’hui, presque une année plus tard, nous espérons pouvoir la remettre à l’ordre du jour. Après des mois d’un enseignement partiel ou même sans enseignement du tout, les cours normaux ont repris. Les écoles ont rouvert leurs portes et les élèves sont de retour. On doit évidemment tenir compte des mesures corona. C’est ainsi que les cours se donnent prioritairement à l’extérieur et en observant la distanciation, même si cela ne se voit pas trop. Les enseignants et les élèves plus âgés portent le masque. Jusqu’à présent, il n’y a heureusement pas eu de contaminations dans les villages de Haku. On l’espère en tout cas car on ne teste pas.

Nous avons de toute façon des projets ambitieux pour les mois à venir. Nous voulons faire avancer l’enseignement dans ces villages de montagne, si éloignés. Nous y travaillons tous, main dans la main, les gens de Haku et les gens d’ici,

Si vous voulez soutenir ce projet d’école, faites un don sur le compte de BIKAS BE32 2200 7878 0002 avec la mention HAKU.
Un grand merci pour votre soutien.

Pour davantage de photos et de vidéos, voyez notre site web https://bikas.org/haku

Betty Moureaux
Présidente de Bikas



Novembre 2020

L’année 2020 sera celle qui ne nous aura pas permis de voir de nos propres yeux l’état d’avancement des écoles de Haku. Le virus du corona nous aura empêchés de visiter le Népal et cela pour la première fois depuis de nombreuses années.
Nous avons heureusement Ngawa Tamang, originaire de Haku et l’internet pour une communication relativement aisée. Ngawa, qui habite Kathmandu avec sa famille, est notre support et notre relai pour suivre au plus près l’évolution des projets à Haku.

En octobre, après les deux confinements au Népal, il a pu rejoindre son village natal. Nous lui avions demandé de nous décrire avec précision l’état des différentes écoles. Nous attendions de lui un regard critique, des photos et des vidéos à l’appui. Cela devait nous permettre de nous faire une idée précise de la situation actuelle, sans être physiquement présents. Ngawa a largement dépassé nos espérances. Il nous a fourni un tas de matériel visuel qui nous a donné une image claire de la situationactuelle.

La nouvelle école de Thulo Haku en octobre 2020

Nous avons vu qu’à Haku Besi, le village situé le plus bas de l’entité de Haku, l’école construite avec le soutien des autorités locales était presque terminée. L’année passée nous avions offert à cette école des banc colorés pour les enfants les plus jeunes. Maintenant que la fin des travaux est en vue, Karbo Tamang, le dynamique chef d’école, voudrait également du nouveau mobilier pour les autres classes.
Après de nombreuses tergiversations la communauté scolaire a de nouveau choisi le menuisier de Katmandou qui avait fourni de l’excellent travail avec les petites tables rondes. On a commandé 35 bancs avec armature métallique mais tablette et siège en bois plein. Quatre tailles sont prévues, en fonction de la taille des enfants. En effet, les écoliers de première année ont besoin de bancs plus bas que ceux de huitième. Encore un peu de patience et on pourra fournir les nouveaux bancs à Haku Besi où élèves et professeurs les recevront à bras ouverts dans leur nouvelle école.

Ngawa a poursuivi son chemin vers le hameau de Thulo Haku, plus en hauteur. Dans des circonstances normales nous aurions dû inaugurer l’école cet automne, mais la covid en a décidé autrement. Avec un peu de chance nous pourrons le faire à l’automne prochain.
Les élèves de Thulo Haku n’ont eu cours que quelques jours dans leur nouvelle école lorsque le confinement général fut décidé au Népal le 23 mars. L’école est restée fermée des mois et les enfants n’ont pas eu cours. Comme partout ailleurs les enfants ont trouvé ces vacances supplémentaires très agréables au début, mais après quelque temps leur désir le plus cher a été de retourner à l’école. Mais cela a duré longtemps avant que la situation ne change.
Malgré que le virus continuait à se propager à plein, on a lentement repris le collier à Haku. Les enseignants ony d’abord commencé à distribuer des livres scolaires et donné des devoirs à faire à la maison. Il y a quelques semaines l’école a progressivement rouvert ses portes, bien que plus au figuré que littéralement : on a donné cours en plein air de sorte que les élèves ne restent pas dans un milieu confiné.

Le gouvernement avait donné des directives pour donner cours avec un maximum de sécurité pendant cette période de la covid.
Heureusement le virus n’était pas (encore) arrivé à Haku, mais on tenait à prendre ses précautions. Malgré que les élèves et les professeurs étaient satisfaits de cette manière de donner cours, cela a été de courte durée. Le ministère de l’Éducation a obligé toutes les écoles à fermer leurs portes dans tout le Népal. On est de nouveau passé à l’école par radio, tv et internet. Pour les enfants de Haku cela n’est en fait pas une
option. Pratiquement aucun enfant n’a la possibilité de suivre les cours par ces canaux et donc il n’y a pas de cours. On suppose qu’en novembre, après les fêtes de Tihar, les cours pourront reprendre ; c’est ce que l’on espère et surtout à quoi les élèves aspirent énormément.

Ngawa a visité la nouvelle école avec Dawa Norchung, le chef d’école. Ils ont tout inspecté et il s’est avéré qu’un petit morceau de fenêtre était cassé. Il y avait également des taches d’humidité sur les murs. A la suite de la longue fermeture de l’école, les murs n’avaient jamais eu le temps de sécher convenablement. Pour résoudre ce problème on va ouvrir quotidiennement portes et fenêtres pour assurer une bonne ventilation. On promit aussi de repeindre les taches noires sur les murs et de réparer la fenêtre.

Cours en plein air

Cette semaine nous avons reçu des photos de la fenêtre réparée et des murs repeints. Sur une des vidéos on voit briller les cimes enneigées du Langtang.
Comme nous aurions voulu voir cela de nos propres yeux... Maintenant que le bâtiment remplit les conditions fixées dans le MoU (Memorandum of Understanding) nous avons pu honorer nos derniers engagements financiers. Nous clôturons ainsi le projet de construction du rez-de-chaussée. A partir de maintenant les gens de Thulo Haku vont devoir s’occuper eux-mêmes de ce bâtiment.

Fenêtre cassé

Mais nous ne restons pas les bras croisés. Comme indiqué la fois précédente, les plans pour la construction du premier étage sont en train de mûrir. Dès que les fêtes seront passées nous espérons pouvoir commencer la construction. La communauté scolaire a également demandé d’installer une clôture autour de leur belle nouvelle école pour la protéger des animaux let aussi du vandalisme.
Tant de rêves, tant de plans… et pour les réaliser nous avons besoin de votre aide.

Si vous souhaitez soutenir ce projet, vous pouvez verser votre contribution au compte BE32 2200 7878 0002 de BIKAS en mentionnant « Haku ».

Betty Moureaux, présidente de Bikas



Août 2020

Début mars, la nouvelle école de Thulo Haku a ouvert ses portes. Les enfants et les enseignants étaient follement enthousiastes, cinq ans après le tremblement de terre, d’avoir enfin une école nouvelle et sûre, répondant aux normes antisismiques. Pendant toutes ces années, les cours se sont donnés dans des baraques provisoires.

Les petites tables rondes aux couleurs chatoyantes ont ravivé les quatre classes du rez-de-chaussée. Les nouveaux bancs, les tableaux et le local informatique ont été testés d’abord chaleureusement approuvés ensuite. Beaucoup de rêves d’enfants sont devenus une réalité et les élèves plus motivés que jamais.

Le 23 mars, c’était le début du confinement au Népal. A Haku aussi les écoles sont fermées. Les vacances scolaires ont été avancées de cinq jours sans date de reprise. Un mois plus tard, celle-ci fut pourtant annoncée. Les cours seraient donnés essentiellement par voie numérique. C’était trop beau pour être vrai. Et cela se confirma.
Dans les villes, beaucoup d’enfants ont accès à un ordinateur ou possèdent un smartphone. Dans le reste du pays et surtout dans les régions de campagne isolées, c’est beaucoup moins fréquent.
De plus, l’internet y est simplement inexistant. Il est donc impossible aux enfants de suivre des cours en ligne. Ce sont donc principalement les écoles privées des grandes agglomérations qui s’y sont mises.
Dawa Norchung, le chef d’école de Thulo Haku, a indiqué que les cours en ligne étaient impossibles à réaliser à Haku. D’après lui, seuls 0,5% de tous les écoliers au Népal pourraient suivre ces cours. Le gouvernement s’étant rendu compte que le succès était mitigé, a alors annoncé la mise en place d’émissions de télévision scolaire. Pour certains d’entre nous, cela rappelle des souvenirs d’un temps depuis longtemps révolu.
Les deux émetteurs de la télévision nationale devaient émettre des cours pour chaque année scolaire et ce à des heures différentes.
Les journaux publièrent l’horaire pour que les enfants puissent s’y préparer. Cela semblait prometteur mais le jour des premières émissions, rien ne se passa. Les enfants qui étaient fins prêts, ne virent rien venir...

Plus tard, il y eut quand même une première série de cours mais cette offre restreinte n’attira qu’une minorité d’enfants. On estime que seulement 1% suit la TV scolaire et ce uniquement dans les villes.

Un autre essai s’est fait : des cours via la radio. Le résultat fut un peu meilleur. On a estimé que 10% des élèves en bénéficiaient.
C’est nettement plus que par d’autres canaux mais on ne peut malheureusement pas parler d’un grand succès. N’empêche, le fait qu’on entreprenne quelque chose reste positif. Dans notre
propre pays, l’expérience nous apprend que des défis ne sont pas toujours faciles à relever et qu’ici aussi atteindre une majorité d’enfants n’est pas aisé.
On s’attend à un maintien de la fermeture des écoles pendant des mois. Une réouverture se ferait éventuellement en octobre, après les grandes fêtes nationales. Mais au Népal, on ne sait jamais.
Une autre décision peut se prendre inopinément. Au mois de juin, juste avant la saison des pluies, des manuels scolaires et des exercices à effectuer furent distribués pour que les élèves puissent étudier à la maison en autodidactes. Entre-temps, la communauté scolaire a fait une demande pour réaliser la construction du premier étage. Normalement, il est prévu que nous irons voir sur place si tout est correctement construit et parachevé, comme convenu. Ce n’est que si tout est conforme que nous pourrons donner le feu vert pour de nouvelles constructions.

Si nous ne pouvons pas aller à Haku cette année Ngawa Tamang ira s’informer sur place. Même si les photos et les courriels peuvent donner une bonne idée de ce qui est réalisé, être présent et pouvoir discuter sur place est toujours judicieux.
Après la réception éventuelle des travaux, la construction du premier étage pourra démarrer. Ici aussi, il s’agira de quatre classes qu’il faudra aménager et meubler. Nous espérons que les
travaux pourront encore démarrer cette année, après la fin de la saison des pluies.

Un glissement de terrain violent a détruit certaines maisons près de Haku Besi...

Les plans existent et les gens sont prêts à travailler. Reste à voir si le rez-de-chaussée est complètement en ordre et s’il y a suffisamment de sous. Pour cet étage supplémentaire une collaboration avec le gouvernement local est prévue. Celui-ci contribue à hauteur d’un tiers du budget, ce qui est appréciable.

Si vous voulez soutenir ce projet d’école, versez votre contribution à BIKAS BE32 2200 7878 0002 avec la mention HAKU.

Betty Moureaux, présidente de l’asbl Bikas



Mai 2020

Début mars nous avons reçu une nouvelle réjouissante de Thulo Haku. La nouvelle école était prête. On avait placé les portes et les fenêtres, le plâtrage était terminé, le raccordement électrique effectué et la peinture achevée. Comme prévu celle-ci était jaune. Le gouvernement local précise que toutes les écoles auxquelles il collabore doivent être peintes en jaune.

Le mobilier scolaire fait sur mesure a été livré. Les enfants de maternelle ont reçu de petites tables rondes aux couleurs vives. Pour les autres élèves, on a prévu des bancs solides et des tableaux. Les tables pour ordinateurs et les chaises ont été disposées dans un local de classe du vieux bâtiment. Et les ordinateurs fournis il y a un an par les autorités, sont enfin
opérationnels.
Les enseignants et les enfants de Thulo Haku sont – à juste titre – très fiers de leur nouvelle école et du nouveau mobilier.

Les dernières journées de l’année scolaire, les élèves ont pu suivre les cours dans les nouvelles classes. Après les examens, l’école a été fermée comme partout au Népal
A cause de la pandémie du corona, les examens avaient été avancés et les vacances ont donc débuté plus tôt. A Haku également, les enfants ne suivent plus les cours et sont obligés de rester à la maison.
Ici heureusement, ils peuvent se défouler à l’air libre. Beaucoup d’entre eux pourront ou devront probablement aider dans les champs ou à la maison …

Bureaux d'école colorés à Thulo Haku

Après la crise actuelle, nous serons heureux de parfaire le projet de l’école de Thulo Haku mais aujourd’hui toute notre attention se porte sur la situation humanitaire.
Beaucoup de gens sous-estiment la gravité du phénomène. Nous nous efforçons de leur fournir l’information correcte et insistons sur l’importance de l’hygiène.
Si le coronavirus s’installe ici on va droit dans le mur. Les gens habitent très près les uns des autres et les secours sont très loin.
Il n’y a pas d’aide médicale appropriée, des heures à la ronde. Ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Partout les gens passent des moments difficiles. Et ce sont, comme toujours, les plus pauvres qui peinent le plus.

Beaucoup de gens, originaires de Haku mais travaillant ailleurs retournent dans leur village. A cause du lockdown, ils ont perdu leur travail, plus particulièrement dans la construction. Et pas de travail signifie pas de rentrées.
Ils retournent à Haku parce qu’en ville on risque de manquer de nourriture. A Haku ils espèrent pouvoir travailler dans les champs et subvenir ainsi à leurs besoins. A la campagne on est confiné dans le village mais en ville on est confiné dans une maison.
La liberté est donc bien plus grande à la campagne que dans les villes et cela aussi pousse les gens à retourner dans leurs villages.
L’exode de la campagne vers la ville se fait maintenant dans l’autre sens.

Le projet Haku a consacré 8500 euros pour pallier aux premiers besoins des habitants de la vallée de Kathmandu. Cela a permis d’acheter des colis de nourriture et du savon. Informer correctement et donner les renseignements précis est d’une importance capitale. Vous trouverez d’autres informations concernant le fonds de secours corona dans ce magazine.

Si vous voulez soutenir le projet Haku vous pouvez verser votre contribution sur le compte BIKAS BE32 2200 7878 0002 avec la mention HAKU.

Les enfants de Haku et nous-mêmes sommes reconnaissants pour chaque don, grand ou petit.

Betty Moureaux
Présidente de Bikas




Entretemps la saison des pluies s’est vraiment imposée et toutes les constructions sont à l’arrêt. C’est par contre, le moment idéal pour s’occuper du carrousel administratif.
Quand Lakpa Sherpa, l’architecte locale à qui nous avions fait appel, présentait ses plans au gouvernement, on lui annonça qu’ils avaient leur propre projet. Il s’agissait de celui qui avait déjà été conçu pour d’autres régions. Quand notre architecte avait demandé, il y a six mois, de pouvoir s’inspirer de ces plans, elle avait essuyé un refus. Et voilà que le gouvernement, non seulement les conseillait, mais promettait d’accorder les permis endéans les deux semaines si nous décidions de nous en servir. Nos propres plans, même s’ils s’avéraient meilleurs, ne seraient pas acceptés avant au moins six mois. Nous n’avons pas hésité longtemps et avons décidé d’exploiter les plans présentés par le gouvernement . Un ingénieur civil belge confirmait la qualité de ces plans, conçus en collaboration avec des architectes allemands.

Nous apprenons également une nouvelle surprenante. Le gouvernement avait soudainement décidé de construire de sa propre initiative deux classes à Nesing. Quand et par qui n’était pas décidé mais un jour cela se ferait sûrement. Le projet doit encore être finalisé et la réalisation ne sera donc pas pour demain. Notre demande pour réaliser la construction en partenariat avec le gouvernement fut rejetée. Le gouvernement désire travailler de son côté sans tenir compte de ce que d’autres font. Nous pouvons même construire 4 classes, si nous le désirons.

Cela ferait un total de 6 classes à Nesing. Nous n’en voyons pas l’utilité. Ce serait de la surabondance et nous ne jouons pas à ce jeu-là. Nous voulons employer vos en nos sous de façon responsable et nous avons donc décidé de ne construire que 2 classes. Cela change notre projet mais cela nous permet aussi d’envisager d’autres possibilités.

En décembre de l’année passée, j’ai visité Sano Haku un village proche de Nesing. J’y constatai que le tremblement de terre y avait également détruit l’école, remplacée provisoirement par une baraque fait de planches et des tôles en zinc. Ici aussi, on me suppliait d’aider à la reconstruction de l’école. J’en avais gros sur le cœur mais je ne pouvais pas accéder à leur demande, sachant qu’une petite ASBL n’a que des moyens limités. Promettre sans pouvoir réaliser, c’est ce que je voulais éviter à tout prix. Mais voilà qu’on nous donnait la possibilité d’éventuellement construire ici une école à deux classes. Aider les deux villages, ce serait évidemment encore plus beau.

Les nouvelles vont vite et à Sano Haku on est déjà au courant que nous ne construirons que deux classes à Nesing. Les gens commencent à rêver et à espérer que leurs supplications réitérées seront entendues. Ils ne sont pas restés les bras croisés et sont allés à la recherche d’un terrain adéquat. On nous a fait savoir, qu’un homme âgé est disposé à en céder un.

La semaine prochaine, Lakpa Sherpa, notre architecte, et Ngawa Tamang, guide de montagne et ami, originaire de Haku, retournent à Nesing et Sano Haku pour discuter sur place de la situation.
Nous espérons avoir des échos positifs de cette visite et croisons les doigts pour que le dossier administratif soit clôturé à la fin de la saison des pluies (fin septembre) et que la construction puisse effectivement commencer.

Et qui sait : il y aura peut-être deux écoles à la place d’une seule !

Si vous aussi trouvez, que l’enseignement est primordial pour ces enfants Tamang, vivant dans cette région isolée, aidez-nous en virant votre don au n° BE32 2200 7878 0002 de BIKAS avec la mention HAKU.
Les enfants de Haku vous garderont une place dans leur cœur.

Betty Moureaux
Présidente de Bikas