Tremblement de terre : 1 an après






De nombreuses cérémonies ont eu lieu à la date en mémoire des victimes du séisme d’avril 2015. Les Népalais se sont réunis à Katmandou afin de prier pour les victimes. La catastrophe a détruit un demi-million de logements. Un an après, quatre millions de personnes vivent toujours dans des abris temporaires, selon la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Le séisme a fait vaciller une situation économique déjà fragile qui s’est encore aggravée avec le blocus pendant plusieurs mois du principal point de transit frontalier avec l’Inde. De plus, beaucoup d’hommes sont partis gagner de l’argent dans le Golfe. De nombreuses femmes ont pris la tête du foyer, surtout dans les villages.


La colère monte face à la lenteur de la reconstruction Depuis la mi-mai, des manifestations organisées par des partis politiques ont lieu quotidiennement à Katmandou et dans la vallée. Même des étrangers participants aux manifestations ont été arrêtés et ils sont passibles d’expulsion .Les indemnisations peinent à arriver pour ceux qui ont tout perdu. La communauté internationale s’est pourtant mobilisée pour financer la reconstruction. Un an après le séisme, le pays n’ a ainsi reçu que 1,1 milliard de dollars de dons de la communauté internationale, sur les 4 milliards promis. Mais les dissensions entre partis au pouvoir sur le contrôle de cette manne en ont paralysé la distribution La plupart des victimes n’ont rien reçu d’autre qu’un modeste premier versement. Le gouvernement avait ainsi promis 1700 dollars par logement détruit, mais moins de 700 familles ont reçu le premier versement de 500 dollars.


L’Autorité nationale de reconstruction (NRA), qui supervise la distribution des fonds, a fini par voir le jour en décembre. Le gouvernement a imposé à la population de respecter des normes antisismiques pour toucher les fonds de reconstruction mais il a mis des mois avant de rendre publiques ces instructions. Les ONG qui avaient commencé à reconstruire écoles et centres de santé ont quant à elles été priées de suspendre leurs activités jusqu’à ce que la NRA vienne évaluer leur travail, un processus qui a pris des mois.